De la neige à Noël et au Nouvel An ? Les premières prévisions sont là : « L’hiver pourrait bien tous nous surprendre. »
Un Noël blanc, des chutes de neige semant le chaos à la Saint-Sylvestre ou, une fois de plus, un temps doux, humide et sans neige ? Le phénomène El Niño, d’une intensité record, vient bouleverser la donne. Les premières tendances météorologiques à long terme sont tombées.

À moins de 75 jours du réveillon de Noël, les spéculations vont déjà bon train. Va-t-on enfin retrouver un véritable hiver enneigé ? Depuis des années, des millions d’Allemands rêvent d’un Noël blanc, mais la neige poudreuse a le plus souvent laissé place à la bruine et à des températures dépassant les 10 °C.
Cette fois, pourtant, la situation est bien différente. Un super El Niño s’est développé dans le Pacifique, potentiellement le plus puissant depuis le début des relevés météorologiques.
« Nous n’avons jamais connu une telle configuration. C’est ce qui rend cet hiver particulièrement passionnant à suivre, comme nous n’en avions pas connu depuis longtemps », explique Dominik Jung, météorologue diplômé.
Quelles conséquences ce phénomène El Niño exceptionnel pourrait-il avoir sur notre hiver ?
Ce phénomène climatique du Pacifique influence la météo à l’échelle mondiale. En Amérique du Nord et du Sud, ses conséquences sont relativement bien connues. En Europe, en revanche, la situation est beaucoup plus complexe.
D’autant plus que les prévisions saisonnières pour la période d’octobre à décembre indiquent que les températures devraient rester supérieures aux normales de saison. En décembre, le régime océanique pourrait prédominer.
Dans ces circonstances, la neige en plaine est loin d’être assurée. Toutefois, une période plus froide au cours du mois de décembre n’est pas exclue.
Il faudra donc attendre le mois de décembre pour affiner les prévisions.
Le lien entre El Niño et les conditions météorologiques hivernales y est nettement moins marqué, ce qui laisse la porte ouverte à des scénarios très contrastés, aussi bien vers un hiver particulièrement doux que vers des conditions nettement plus froides.

Les précédents épisodes de super El Niño ont plutôt entraîné des hivers doux, notamment en 1997/98 et en 2015/16. « Mais chaque El Niño est différent. Lorsqu’il atteint une telle intensité, il peut complètement rebattre les cartes en Europe », explique Jung. Cela ne signifie donc absolument pas que nous aurons forcément droit à un temps doux, humide et maussade.
Noël blanc en 2026 : ce que révèlent les premières tendances
Les modèles de prévisions à long terme envisagent actuellement des températures légèrement supérieures aux normales pour le mois de décembre. À première vue, cela peut sembler décevant. Mais une moyenne mensuelle douce n’exclut absolument pas de courtes périodes de froid intense.
Et c’est précisément ce qui compte à Noël. « Pour avoir de la neige au pied du sapin, il suffit de deux ou trois journées froides au bon moment », explique le météorologue. Personne ne peut encore affirmer sérieusement si le froid arrivera à temps pour le 24 décembre, mais cette possibilité reste ouverte.
À quel point les Noëls blancs sont-ils rares ?
Un regard sur les statistiques montre à quel point ce rêve est difficile à réaliser. Dans les régions de plaine, un véritable Noël blanc ne se produit en moyenne que tous les huit à dix ans. Le dernier épisode neigeux ayant véritablement touché une grande partie du pays remonte déjà à longtemps, puisqu’il date de 2010.
Les précédents épisodes de super El Niño ont plutôt entraîné des hivers doux, notamment en 1997/98 et en 2015/16. « Mais chaque El Niño est différent. Lorsqu’il atteint une telle intensité, il peut complètement rebattre les cartes en Europe », explique Jung. Cela ne signifie donc absolument pas que nous aurons forcément droit à un temps doux, humide et maussade.
Noël blanc en 2026 : ce que révèlent les premières tendances
Les modèles de prévisions à long terme envisagent actuellement des températures légèrement supérieures aux normales pour le mois de décembre. À première vue, cela peut sembler décevant. Mais une moyenne mensuelle douce n’exclut absolument pas de courtes périodes de froid intense.
Et c’est précisément ce qui compte à Noël. « Pour avoir de la neige au pied du sapin, il suffit de deux ou trois journées froides au bon moment », explique le météorologue. Personne ne peut encore affirmer sérieusement si le froid arrivera à temps pour le 24 décembre, mais cette possibilité reste ouverte.
À quel point les Noëls blancs sont-ils rares ?
Un regard sur les statistiques montre à quel point ce rêve est difficile à réaliser. Dans les régions de plaine, un véritable Noël blanc ne se produit en moyenne que tous les huit à dix ans. Le dernier épisode neigeux ayant véritablement touché une grande partie du pays remonte déjà à longtemps, puisqu’il date de 2010.
« Nous commencerons à percevoir les premiers signaux pour Noël début décembre. C’est à ce moment-là que les choses deviendront vraiment intéressantes », explique Dominik Jung. D’ici là, il ne reste plus qu’à croiser les doigts, à installer les pneus hiver et à ressortir la luge de la cave. Peut-être aurons-nous enfin droit, cette fois, à un véritable hiver de carte postale.